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Bio: Herezy Six |
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"Deux mots pour bien décrire
le graffeur Herezy Six :
authentique et calme.
Il *peint* d’abord pour lui
et pour le plaisir".
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Ne lui parlez pas de graffiti sur toile ou en galerie, ça ne l’intéresse point. En effet, il compte peu de réalisations sur toiles à son actif. Le graffeur montréalais de 27 ans privilégie le métal ainsi que la brique des bâtiments. «Les murs me donnent des idées de formes, par exemple, avec les imperfections qu’on y retrouvent.» Celui qui est entrain de compléter un Baccalauréat en arts à l’Université du Québec à Montréal désire garder son authenticité par rapport au graffiti. Il n’a pas l’ambition de devenir une vedette ou un artiste de galerie d’art. Son désir : arriver à un lui «plus simple.» «Je veux atteindre une constance dans mes actions graffitis et artistiques qui soient reconnaissables et faire le pont entre mes différentes réalisations. Par exemple en me servant de la peinture et de la photographie comme les outils d’une démarche unique plutôt que comme des vocations individuelles.» Garder un pied dans l’illégalité Comme tout bon graffeur qui débute dans le domaine, Herezy Six a commencé dans l’illégalité. *Mais sa première pièce* a été dessinée dans sa chambre. Une très mauvaise idée. «Mon père a couché 2 jours dans son auto parce que ça ne sentait pas très bon», raconte le jeune homme. Le pont reliant Montréal et Repentigny a ensuite été un endroit d’apprentissage pour l’artiste. Il ne veut pas perdre, en vieillissant, *le coté un peu rebelle qui caractérise le graffiti*. Selon lui, pour garder son intégrité *dans cette « sous culture »*, il faut rester un peu dans le non-légal. « Je n’approuve pas qu’on vandalise les propriétés privées mais j’aime voir un graffiti sur un train. Je trouve que ça les rend plus vivants » précise-t-il. «Il y a des gens qui trippent en faisant du parachute. *Nous, quand on a besoin d’adrénaline, on va la chercher en faisant des trucs plus *illégaux*. Mais ce n’est pas pour cela que je suis connu et ce n’est pas mon point fort.» Son talent se défini plutôt par ses aptitudes hyperréalistes dégagé dans ses portraits et ses inspirations proviennent principalement du surréalisme. L’artiste se retrouve plutôt dans ses inspirations : l’hyperréalisme, le surréalisme et le portrait sous toute ses formes. Il ne cherche pas à livrer un message. D’ailleurs, il prône un art accessible. «Je trouve plate qu’aujourd’hui on soit obligé d’avoir un Baccalauréat en arts *pour pouvoir* apprécier une œuvre. J’ai envie de pouvoir amener ma grand-mère dans un musée et qu’elle puisse apprécier *les choses *pour ce qu’elles sont plutôt que de devoir interpréter* un message». Alors qu’il tente de développer un style plus personnel, Herezy Six se prépare à la découverte de nouveaux pays afin d’activer son processus créatif. «Peinturer avec du nouveau monde et des gens d’ailleurs qui ont une autre façon de voir les choses, ça aiguise nos propres sens.» |
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